10 aout à la guyane

Le 10 août, jour de la libération

Abolition de l’esclavage en guyane

Le décret d’abolition de l’Esclavage est adopté le 27 avril 1848, sous l’influence de Victor Schoelcher. Ce décret qui affirme que « Nulle terre française ne peut plus porter d’esclaves », doit encore être acheminé jusque dans les colonies. Une fois sur place, la loi prévoit un délai de deux mois avant qu’il soit appliqué.
En Martinique et en Guadeloupe, les esclaves n’ont pas attendu tout ce temps. Ils ont arraché leur liberté avant même l’arrivée du décret sur leurs terres. En Guyane, les colons parviennent à contrôler leur main d’œuvre jusqu’à l’arrivée du décret, le 10 juin 1848. Il est promulgué le jour même par le gouverneur Pariset. Le décret annonce aux esclaves leur libération prévue pour le 10 août mais les contraint à continuer travailler pour les anciens maîtres, en leur promettant une rémunération « honnête ».

Le 10 août, jour de la libération

Le jour dit, les esclaves sont libérés de leurs chaînes. Ils échangent leur matricule contre un patronyme. Alors que les colons sont indemnisés, le paiement promis aux anciens esclaves par Pariset ne s’avère qu’un leurre. Les « salaires » proposés sont misérables et ne permettent même pas de survivre. Les nouveaux hommes libres feront souvent le choix de quitter les plantations, ce qui mettra un terme à la prospérité des colons.

La Guyane est le seul département français d’Outre-mer où l’on commémore la date d’arrivée du décret d’abolition, le 10 juin, soit deux mois avant la date effective de la libération, qui est le 10 août

 

Ce jour-là : le 2 août 1997… Fela Kuti, le roi de l’Afrobeat, tire sa révérence

Fela le père de l’Afrobeat naît le 15 octobre 1938 à Abeokuta en pays yoruba et décède le 02 aout 1997.
Fela est née dans une famille bourgeoise et engagée. Son père, Israël Oludotun Ransome-Kuti, est président du syndicat des enseignants, tandis que sa mère, Funmilayo Ransome-Kuti, est une nationaliste-activiste responsable de l’union des femmes nigérianes, qui joua un rôle déterminant dans la lutte indépendantiste.
Fela se destine à des études de médecine, il est envoyé en Angleterre en 1958. Mais c’est finalement dans une toute autre discipline qu’il s’inscrira, au Trinity College of Music de Londres. En 1963, il revient au Nigeria chargé d’une expérience musicale riche. Chanteur et saxophoniste, il crée son groupe : les Koola Lobitos, qui emprunte des sonorités high-life (jazz ghanéen en vogue à partir des années 20). L’afrobeat est en balbutiement, il naîtra à l’Africa Shrine, le club que Fela ouvre au milieu des années 60 de Lagos.

« la musique était l’arme du futur »

L’ascension de l’afrobeat suit la radicalisation et la conscientisation politique de Fela. De retour au Nigeria en 1970 après une tournée au États-Unis où il rencontre des membres des Black Panthers et la scène free-jazz américaine, il change le nom de son groupe en Africa 70 pour montrer son attachement au panafricanisme. Fela cesse de chanter en yoruba pour s’adresser en pidgin (langue créole-anglais) à un plus large public africain. En 1976, Fela enregistre la chanson, anti-militariste Zombie, qui rencontre un succès. Le musicien se moque des militaires nigérians qu’il compare à des zombies en raison de leur agressivité et de leur aveuglement face aux ordres.

Fela Kuti avec à ses paroles engagées, s’est érigé comme un opposant politique au Nigeria des années 1970 à 1990.
Fela après quelques temps à l’étranger revient au Nigeria en 1979 et fonde son parti le MOP (Mouvement of the People) en 1981,